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La campagne “Sauvons nos emplois” reconnue par un prix international présenté par Ad Age

Récemment, l’icône publicitaire Ad Age a reconnu notre récente campagne « Sauvons nos emplois », en mentionant que nous avons traversé le Canada avec un Chômage-o-mètre national qui a généré 1 million de dollars en exposition aux médias.

Être reconnu par une telle figure d’autorité comme Ad Age permet de valider l’efficacité de notre campagne et l’importance de cet enjeu. Nous remercions tout le monde qui nous a aidé à faire de cette campagne un succès, dont ceux et celles qui nous ont fait part de leurs opinions, et qui nous ont suivi tout au long de notre parcours.

Il nous reste encore du travail à accomplir ! Restez à l’écoute pour d’autres mises à jour afin de continuer à soutenir cette cause et ensemble, sauvons nos emplois !

Trahi par Astral Radio

Le Syndicat des travailleurs (euses) en télécommunications (STT) a enregistré un message radiophonique qui a été diffusé le 1er juillet (Fête du Canada), sur plusieurs stations de radio partout au Canada. Nous étions choqués lorsque les trois stations de radio suivantes appartenant au Groupe Astral à Calgary, à Edmonton et à Vancouver ont décidé de ne pas diffuser l’annonce publicitaire:

• AM 650 (Vancouver, BC)

• 100.3 FM, The Bear (Edmonton, AB)

• 92.1 FM CJAY (Calgary, AB)

Elles nous ont fait part de leur décision à moins de 24 heures de la diffusion de notre message radiophonique, ne nous permettant pas de prévoir la radiodiffusion de l’annonce publicitaire sur d’autres stations concurrentes. Le courriel reçu stipulait qu’une inquiétude avait été soulevée par une entreprise touchée par l’annonce parmi toutes les compagnies de téléphonie au pays. L’entreprise mentionnée dans notre message est Telus et nous ne sommes donc pas surpris, puisque nous sommes le syndicat représentant un tiers de leurs employé(e)s et nous savons qu’elle délocalise des milliers d’emplois canadiens.

Ces stations de radio se préoccupent de la représentation équitable de toutes les compagnies de téléphonie au Canada. Mais qu’en est-il de la liberté d’expression au Canada couverte par la Charte des droits et libertés ? Et qu’advient-il aux

13 000 employé(e)s chez Telus que nous représentons, qui sont mis à l’écart et qui sont exaspérés de voir de bons empois canadiens être délocalisés vers des pays en voie de développement par leur employeur ?

À une époque où même les stations de radio sont touchées par des réductions d’effectifs et par la formation de conglomérats, qui protège-t-elle vraiment? Une fois de plus, il serait question d’argent. La campagne « Sauvons nos emplois » sert à sensibiliser le public à l’impartition d’emplois canadiens à l’étranger. En fait, ces stations qui refusent de diffuser notre annonce usent de la censure pour protéger de futurs investissements publicitaires par Telus.

Le président national du STT, George Doubt, a envoyé une lettre au directeur général du 92,1 FM à Calgary, Tom Peacock, lui demandant une explication. Restez à l’écoute…

Nous devons tout de même préciser que les stations de Virgin Radio, ainsi que de News Talk 1010 à Toronto (appartenant à Astral) étaient heureux de diffuser notre message.

Pour entendre notre annonce, veuillez s’il vous plaît cliquer sur le lien suivant :

http://www.twu-stt.ca/sites/default/files/canadaradiojune302010e.mp3

Dernier arrêt : la côte Ouest

Affiché initialement le 10 jun à 0h 53

Nous prenons la route en direction de Kelowna, voyageant à travers les montagnes et conduisant le long de la rive du magnifique lac Kalamalka pour finalement atteindre notre destination. Nous avions hâte de passer du temps ici car la ville de Kelowna longe la plage du lac Okanagan où nous installons le chômage-o-mètre. Une brise souffle et le soleil brille mais nos conversations avec les passants dans le parc et nos entrevues avec les médias nous distraient de la température qui atteint 34 degrés. Cet endroit nous rapporte plus de succès que nous ne l’avions pensé grâce à la diffusion de notre interview avec une station jumelle à Vancouver ! Quelle journée, mais le chômage-o-mètre et notre filtre solaire tiennent le coup alors que nous continuons vers le Sud.

Cela vaut la peine de vivre l’expérience mémorable d’une randonnée à travers la vallée de l’Okanagan, avec ses vignobles, ses montagnes et son paysage presque désertique. Nous nous arrêtons brièvement à Penticton pour une brève interview avec les médias locaux avant de poursuivre le chemin vers Oliver. Après quatre interviews dans quatre villes, on peut dire que c’est journée a été très chargée ! Nous nous arrêtons finalement à Osoyoos, et nous nous laissons charmer le plus possible par l’Okanagan avant de nous reposer en vue de la prochaine étape de notre voyage. En route vers l’Ouest à travers les montagnes, nous nous arrêtons à Princeton, Hope, et Chilliwack, où les populations locales nous portent beaucoup d’attention et où nous accordons trois autres interviews. Chaque ville a son propre charme et nous aide à maintenir le rythme de la campagne.

Enfin Vancouver ! Quelle journée chargée et trépidante dans le centre-ville de Vancouver ; les médias locaux sont déjà en place lorsque le camion arrive. Deux caméras nous filment pendant que nous garons et les journalistes de la presse écrite tournent autour de nous en prenant des photos. Il ne manque que le tapis rouge ! Toute la journée, nous recevons un appui extraordinaire des médias et de notre équipe de terrain avec un total de 10 interviews. Incroyable ! Avec toute cette activité trépidante, notre pétition a beaucoup de succès et l’aide des membres locaux du STT est très appréciée. La campagne recueille 1 000 signatures à Vancouver, sans compter les signatures en ligne grâce à la couverture médiatique. Le reste de la journée, nous continuons à passer le mot en banlieue de Vancouver.

Nous passons la journée suivante à Burnaby et à Surrey. Nous bénéficions de l’appui massif du STT et le président, George Doubt, vient personnellement nous aider à recueillir des signatures devant l’immeuble de TELUS à Burnaby. Après avoir travaillé dur tout l’avant-midi à recueillir des signatures à Burnaby, nous passons l’après-midi à Surrey, où le camion est stationné près de la gare centrale. La circulation piétonnière y est intense et nous recevons un appui à tel point qu’un bénévole du nom de Qays prend l’initiative de diriger les gens vers notre pétition. Inutile de dire combien nous avons apprécié son aide. Merci, Qays !

Débordants d’énergie suite à notre succès à Vancouver, nous reprenons la route vers la côte Ouest. Nous prenons le traversier vers Nanaimo où nous recueillons des signatures dans un parc et où nous bénéficions de deux interviews avec des journaux locaux. En route vers Victoria, nous admirons l’île de Vancouver qui est belle à vous couper le souffle. Le lendemain, nous nous rendons à une foire locale où nous réussissons à convaincre les policiers de nous laisser franchir la barricade et de nous installer dans un endroit propice à la fin d’un défilé, juste à côté du « thé surprise ». Nous distribuons des centaines de ballons aux enfants et il fait bon de voir tous ces sourires au milieu de cette campagne plutôt triste.

Après Victoria, nous nous dirigeons vers Port Alberni où nous restons juste assez longtemps pour faire la une du journal local car nous avons hâte d’atteindre la côte Ouest. Enfin, nous arrivons à Tofino et nous pouvons dire : « Nous avons réussi ! »  Nous avons parcouru des milliers de kilomètres à travers ce beau pays pour atteindre la côte Ouest et nous sommes maintenant remplis d’émotion et de fierté en pensant à ce que nous avons accompli au cours des dernières six semaines. Nous avons réussi. Nous avons transmis haut et fort notre message et le Canada nous a écoutés. Et même si le voyage du chômage-o-mètre est terminé, le message restera : sauvons nos emplois.

Encore plus loin, encore plus haut vers les montagnes de la Colombie-Britannique

Affiché initialement le 3 jun 2009 à 15 h 48

Le succès de notre visite à Calgary nous laisse prêts à affronter la prochaine ville majeure de notre voyage et nous partons en direction nord vers Edmonton. Dès l’arrivée, il est clair que cette ville, perchée fièrement au sommet d’une colline,  est unique et imposante.  Nous roulons brièvement dans la ville pour nous en faire une idée et nous attirons déjà l’attention de la circulation locale. Après nous être orientés, nous allons tout droit au célèbre centre commercial West Edmonton Mall, où nous rencontrons notre équipe de terrain et les médias.

Le lendemain matin est très chargé car nous nous préparons avec l’équipe de terrain à faire circuler la pétition en ville. Nous nous rendons vite compte que le centre commercial n’est pas le meilleur endroit pour rencontrer les piétons et, à la suggestion de l’équipe de terrain, nous allons au centre-ville. Une fois au centre-ville, nous nous dispersons et nous obtenons beaucoup d’appui pour notre cause. La population locale se montre très réceptive et pose beaucoup de questions en signant la pétition. En fin d’après-midi, nous terminons une journée décidément réussie à Edmonton et nous avons hâte de poursuivre notre route vers l’ouest dans les montagnes.

Quelques heures après avoir quitté Edmonton, nous arrivons à Jasper et nous sommes éblouis par la beauté du parc. Nous y apercevons des orignaux et une vingtaine de chèvres des montagnes. Quelle magnifique randonnée ! Poursuivant la route à travers les montagnes, nous arrivons à Prince George. La visite est brève mais fructueuse grâce aux reportages de la télévision locale et du quotidien The Citizen. Ron et Allison, deux membres du STT, se tiennent près du camion et aident à recueillir des signatures dans le centre-ville de Prince George. Leurs efforts sont très appréciés car les ressources locales sont toujours très utiles pour nous diriger vers les meilleurs endroits de la ville.

Après Prince George, le chômage-o-mètre continue en direction sud vers Williams Lake que nous visitons rapidement avant de nous diriger vers Kamloops. La randonnée à travers l’intérieur de la Colombie-Britannique est à vous couper le souffle ; chaque tournant de la route  nous fait découvrir un autre paysage magnifique. L’appui des médias de Kamloops est fantastique et les reporters de la presse et de la télévision  diffusent les images de notre camion et font la publicité de notre campagne. Nous recueillons de nombreuses signatures des piétons qui bondent les rues  car il fait incroyablement beau, autour de 32 degrés Celsius. Nous espérons que les gens et le beau temps seront aussi au rendez-vous à Kelowna, la prochaine étape de notre voyage.

Le chômage-o-mètre traverse la région centrale du Canada

Affiché initialement le 27 mai 2009 à 12 h 48

Nous quittons Winnipeg pour reprendre la route en direction de la côte ouest, circulant à travers les Prairies pour nous arrêter d’abord à Brandon. Notre randonnée dans les rues de Brandon est brève, mais le chômage-o-mètre fait tourner bien des têtes. Les médias sont très réceptifs ; notre campagne suscite un accueil favorable et une curiosité de la part des journalistes de la presse et de la télévision locales à qui nous accordons des interviews. Le charme tranquille de Brandon en cette magnifique journée nous fait regretter d’avoir à la quitter si tôt.

Quelle randonnée agréable nous faisons à travers les Prairies ! Le soleil brille et nous admirons le paysage et les horizons lointains. Après deux arrêts pour faire le plein d’essence, nous arrivons bientôt à Regina où nous faisons encore bonne impression. Notre équipe de terrain nous est d’un grand secours pour faire signer la pétition dans le centre-ville. Tout à coup, nous entendons comme un roulement de tonnerre et nous apercevons l’un de nos « Snowbirds » qui vole au-dessus de la ville en laissant une traînée de fumée bleue comme pour annoncer que le printemps est finalement arrivé. Regina nous a touchés et nous espérons que c’est réciproque.

Après un séjour réussi à Regina, nous continuons vers Calgary en prenant soin de nous arrêter brièvement à Moose Jaw et à Swift Current. Nous apercevons enfin les lumières de la ville de Calgary et nous avons hâte de pouvoir nous reposer en prévision de la journée bien chargée du lendemain.

Nous nous dirigeons vers notre centre de contrôle dans le « Village Mount Royal » où nous sommes accueillis par plusieurs membres du STT, dont notre vice-président John Carpenter. Une activité frénétique entoure le camion alors que les membres du STT recueillent des signatures pour notre pétition et que les médias locaux commencent à nous interviewer. L’attention que reçoit notre chômage-o-mètre démontre à quel point notre cause est bien accueillie et nous pouvons en être fiers. Nous terminons notre première journée à Calgary en recueillant quelques pages de signatures de plus sur le chemin Kensington, où se trouvent des grands magasins et des restaurants. Nous trouvant par hasard devant la terrasse d’une brasserie populaire, le Yardhouse, les clients se mettent à discuter avec notre équipe ; tout à-coup, voilà la pétition qui circule et nous terminons en beauté cette journée extraordinaire. La journée de travail terminée, nous méritons bien de retourner à la brasserie pour déguster un excellent sandwich au bifteck.

Le chômage-o-mètre poursuit son voyage

Affiché initialement le 21 mai 2009 à 20 h 09

Nous conduisons jusqu’à tard en soirée et nous sommes accueillis à bras ouverts à notre arrivée à Sault Ste. Marie. Les citoyens manifestent leur appui en klaxonnant ; deux individus ont le courage de nous suivre jusqu’au Musée  des avions de brousse où nous effectuons notre premier arrêt en vue de prendre quelques photos. Aussitôt après avoir aperçu le camion, Matt et Andrew avaient décidé de voir le chômage-o-mètre de plus près. Ils signent notre pétition et nous conseillent les meilleurs endroits à visiter pour que notre campagne soit la plus efficace possible durant notre bref séjour.

Le lendemain, nous commençons la journée avec l’espoir d’attirer l’attention des médias et nous partons à la recherche de la presse locale, et des stations locales de radio et de télévision, nous arrêtant aux endroits suggérés par Matt et Andrew. Malgré la fin de semaine prolongée, nous trouvons une petite équipe à la station locale de la CTV. Après avoir écouté notre histoire, ils se disent heureux de nous interviewer, sous réserve de l’approbation de leur direction. Nous attendons anxieusement leur coup de fil qui ne tarde pas à venir et nous organisons une interview. C’est un succès ! L’interview se passe très bien et malgré le temps froid (il avait neigé la nuit précédente !), nous menons une bonne campagne. Notre interview passe aux nouvelles de 18 heures, diffusant ainsi notre message au nord de l’Ontario.

Le chômage-o-mètre quitte Sault Ste. Marie en direction nord, autour du magnifique lac Supérieur. La région n’est pas densément peuplée mais nous profitons de chaque occasion qui se présente pour nous arrêter et prendre des photos des villes en cours de route, attirant chaque fois l’attention des passants. Nous atteignons Thunder Bay où nous rencontrons un journaliste du Chronicle Journal au belvédère Terry Fox. Après avoir accordé une interview et recueilli d’autres signatures pour notre pétition, nous nous dirigeons vers le centre-ville pour obtenir un plus grand appui local avant de reprendre la route en direction de Winnipeg.

Nous sommes très surpris par l’agitation des médias locaux déclenchée par notre visite. Dès notre arrivée dans le parc de stationnement, nous sommes accueillis par un reporter de la station de radio locale CJOB. Après une brève interview, nous nous dépêchons de rencontrer notre équipe de terrain. Aussitôt installés au coin des rues Portage et Main, d’autres médias arrivent. Avant même de sortir du camion, nous étions filmés par la CTV Winnipeg ! Peu après, des reporters de la City TV, du journal Winnipeg Sun, et de la radio CBC sont arrivés et ont manifesté beaucoup d’intérêt pour l’histoire du chômage-o-mètre national. Malgré la fièvre médiatique, notre équipe de terrain reste concentrée et efficace, et elle obtient beaucoup d’appui pour notre pétition. Plus tard dans la journée, la pluie se met à tomber, et notre équipe de terrain nous suggère de nous déplacer vers La Fourche où nous continuons à rallier l’appui. Nous avons de plus en plus de succès auprès des passants qui posent des questions et s’identifient à notre cause. Merci à notre équipe de terrain pour leurs efforts et aux médiaux locaux ; grâce à eux, Winnipeg est un coup sûr important pour la campagne.

Le chômage-o-mètre se trouve actuellement à Brandon, en route vers la côte Ouest.

Prochain arrêt : Regina. Venez nous voir le vendredi 22 mai au centre commercial de la rue Scarth, entre 11 heures et 15 heures.

La « campagne bénie » commence son périple à travers le nord de l’Ontario

Affiché initialement le 17 mai 2009 à 16 h 27

Avoir conduit le camion portant le chômage-o-mètre national nous a révélé que les Canadiens partagent la volonté de sauver nos emplois. Que ce soit dans le quartier des affaires de la rue Front au centre-ville de Toronto ou dans le café du coin à North Bay, les gens nous abordent et nous offrent leur appui. D’une certaine manière, c’est dommage que nous ne puissions pas prendre suffisamment de temps pour connaître plus de personnes dans chaque région que nous visitons, mais nous avons un calendrier serré  afin de nous rendre jusqu’à la côte ouest en un peu plus de quatre semaines.

Notre dernière journée à Toronto est intéressante. En début d’après-midi, nous sommes au carré Dundas lorsque nous remarquons un renforcement des forces policières en prévision d’une autre marche des Tamouls, rassemblés tout près au parc Queens. Nous avons plusieurs conversations intéressantes avec les policiers de Toronto qui démontrent un réel intérêt pour ce que nous faisons. Plusieurs d’entre eux acceptent des macarons et nous souhaitent bonne chance pour le reste de notre voyage.

Toronto est remplie de toutes sortes de personnes intéressantes. Une femme extraordinaire me parle pendant dix bonnes minutes des effets négatifs de l’externalisation à la banque où elle travaille. Elle  signe la pétition, mais elle refuse d’être filmée car elle craint de perdre son emploi alors qu’il ne lui reste que quatre années avant de pouvoir prendre sa retraite. Elle termine notre conversation en prenant ma main et en disant une prière pour bénir notre campagne. Quelle inspiration !

Un monsieur qui vient de perdre son emploi me raconte comment son épouse, qui travaille dans un centre d’appels, craint de perdre à son tour son emploi. Ils éprouvent déjà du mal à joindre les deux bouts et risquent de perdre leur unique source de revenus car l’employeur réduit ses effectifs au Canada tout en augmentant ses opérations internationales. Cet individu passionné est tellement dévoué à notre cause qu’il offre de travailler bénévolement pour nous. Comme nous devons quitter le lendemain, nous ne pouvons pas accepter son offre.

Évidemment, il n’est pas question de quitter Toronto sans vivre une autre mésaventure. Un membre de notre équipe de terrain brise accidentellement la clé de la portière arrière du camion. Le serrurier nous informe qu’il est malheureusement incapable d’ouvrir la serrure Unicel non-standard du camion. Nous passons deux heures à téléphoner à tous les serruriers de Toronto avant qu’on nous réfère à Max, un serrurier mobile indépendant, qui pourrait peut-être nous aider. Nous expliquons à Max la situation dans laquelle nous nous trouvons et il nous assure pouvoir nous aider. Malheureusement, il se trouve présentement à l’hôpital, mais il promet de venir à notre secours dans deux heures.

Finalement, nous attendons autour de quatre ou cinq heures. Max réussit à fabriquer une nouvelle clé aussitôt après avoir examiné les deux morceaux de notre clé brisée. Il s’excuse de son retard en expliquant que sa femme avait subi quelques complications en rentrant chez elle avec son nouveau-né. Nous sommes renversés par sa générosité malgré la situation dans laquelle il se trouve et nous lui serons éternellement reconnaissants. Nos pensées et nos prières sont avec ta famille, Max. Merci !

Nous reprenons enfin la route vers Scarborough, Ontario. Plusieurs membres du Syndicat des travailleurs(euses) en télécommunication viennent à notre rencontre et nous leur montrons le chômage-o-mètre. Ils s’emparent de pétitions, de macarons et d’affichettes pour les partager avec leur équipe. Cela nous fait plaisir de les voir et d’obtenir leur appui.
Prochain arrêt, Barrie. Nous y rencontrons KC Colby, qui réalise un excellent reportage sur le camion pour une station de télévision locale de la CTV (atv.ca). KC appuie pleinement ce que nous faisons et il nous explique comment le marché difficile de l’emploi touche également les médias. C’est super de le voir écrire son scénario puis enregistrer son reportage aussi rapidement. Une chose dont je me rends maintenant compte, c’est que les médias doivent travailler très fort pour aller dénicher des nouvelles et respecter les délais, surtout avec une réduction des effectifs et des ressources dont ils ont besoin.

Nous voilà maintenant à Muskoka, où nous logeons dans un chalet sur le lac Joseph près de Bracebridge. J’ai la certitude que tous les voisins se grattent la tête en voyant arriver dans leur village tranquille un compteur luminescent monté sur un camion. Cette pause nous permet de prendre un repos bien mérité et de faire un bon nettoyage du camion après plusieurs jours de travail acharné à Montréal et à Toronto.

Le lendemain, nous poursuivons notre voyage à travers le nord de l’Ontario en nous dirigeant vers North Bay, où nous rencontrons les reporters du North Bay Nugget qui prennent notre photo devant le café du coin. De là, nous sommes accueillis à Sudbury par des klaxons et des pouces en l’air partout où nous circulons. Nous visitons le Big Nickel, la pièce de cinq cents géante, et nous nous arrêtons à la station de radio KICX Hot New Country pour demander à la population de passer nous voir ou de signer notre pétition en ligne à www.sauvonsnosemplois.ca. Notre choix musical se porte sur « Sweet Thing » de Keith Urban, que nous avions rencontré quelques jours auparavant à la station de télévision Much Music.

Nous recueillons encore quelques signatures à la sortie de la station de radio avant de déguster un bon repas et de reprendre la route en direction de Sault Ste. Marie.

Nos deux journées à remuer la poussière à « Toronto-la-pure »

Affiché initialement le 14 mai 2009 à 11 h 30

Nous arrivons à Toronto tard dimanche soir, légèrement déconcertés par le volume de la circulation pour découvrir plus tard qu’une manifestation pro-tamoule avait lieu sur la route express Gardiner. Avec quelques heures de retard, nous pénétrons dans notre chambre d’hôtel où un sommeil réparateur nous attend.

Lundi matin, notre premier port d’escale est la gare Union où nous devons rencontrer notre équipe de terrain et donner le coup d’envoi à nos activités. Une fois le camion garé et l’installation terminée, le chômage-o-mètre indique déjà 1 580 700 et il est clair que ce chiffre ne deviendra plus facile à avaler au cours de la campagne.

Nous trouvant dans l’épicentre médiatique du Canada, nous ne sommes pas surpris de voir deux caméras à peine une demi-heure plus tard. Toronto est l’endroit idéal pour faire passer un message et nous semblons être partis du bon pied. Après quelques heures à la gare Union, nous avançons lentement vers le carré Dundas, notre centre du commandement pour les trois journées suivantes.  Le carré Dundas ressemble de plus en plus au célèbre Times Square ces temps-ci et les gigantesques panneaux d’affichage des grandes entreprises s’élèvent en contraste au-dessus de notre petit camion. On ne peut pas s’empêcher d’établir un parallèle entre, d’une part, la taille et la position des panneaux par rapport aux passants et, d’autre part, la puissance des grandes entreprises par rapport à un travailleur.

Pour les Torontois, notre message était clair et nous avons reçu des réactions passionnées de la part de la population immigrante qui  trouvait ironique le fait d’avoir émigré dans un pays alors que les emplois sont envoyés à l’étranger. Nous avons parlé avec des hommes, des femmes et des enfants de tous milieux et nous avons entendu un grand nombre d’expériences personnelles de l’externalisation des emplois. Nous avons aussi rencontré Rick Beaudry, qui a formé une entreprise appelée B Wyze, et qui offre aux entreprises canadiennes des services de TI ici-même en présentant des solutions intéressantes et originales au problème de l’externalisation.

Dans l’ensemble, c’est une réussite. Un grand merci à notre équipe de terrain hors-pair et à toutes les personnes qui ont partagé leurs anecdotes, signé la pétition et démontré leur appui. Allez, les Jays !

Viande fumée et batterie fumée : deux journées folles à Montréal.

Affiché initialement le 10 mai 2009 à 12 h 25

Nous arrivons tard jeudi soir pour nous installer dans notre base principale du Vieux Montréal. À la première heure vendredi matin, nous nous dirigeons au coin des rues Sainte-Catherine et Saint-Denis où nous sommes accueillis par deux représentants locaux du STT et deux membres de notre équipe de terrain.  Dès le début, Lou Lou et Laura sont tout feu tout flamme et reçoivent un accueil très chaleureux de la part de la population locale. Les gens ont beaucoup à dire et cette cause les passionne. Vers 11 heures, les troisième et quatrième membres de l’équipe de terrain arrivent et nous établissons des progrès record de signatures de la pétition. Non seulement les membres de l’équipe de rue travaillent fort mais ils sont très enthousiastes à l’idée de la campagne et croient vraiment qu’un changement doit être fait.

Peu après midi, des gens de la CBC viennent filmer le camion et interviewer Diane Pepin du STT. Ils travaillent sur un reportage sur le chômage au Canada et désirent de plus amples renseignements sur la pratique des entreprises canadiennes d’externaliser les emplois et sur la campagne « Sauvons nos emplois ».

Vers la fin de la journée de vendredi, nous commençons à éprouver quelques difficultés techniques avec notre compteur à LED qui s’arrête et refuse de redémarrer. Nous nous précipitons au service-auto de Canadian Tire mais le spécialiste de l’électronique et du câblage est parti pour le week-end. Compte tenu du peu de temps dont nous disposons, nous passons au plan B, l’achat d’une génératrice pour alimenter le compteur lorsque le camion est arrêté. Nous trouvons ce qui nous semble être une génératrice compacte  et silencieuse et nous la mettons à l’épreuve dans le stationnement. Horreur ! Elle est aussi silencieuse qu’un 747 et cette solution ne fera certainement pas l’affaire. Plan C ?

Oui, le moment est venu de jouer à « Monsieur Bricole ». Nous retournons chez Canadian Tire pour acheter des fusibles, du câblage, des pinces à couper, une batterie marine, un convertisseur continu-alternatif, un câble de démarrage, des attaches et bien sûr un bon rouleau de l’incontournable ruban à conduits, puis nous retournons à l’hôtel. Quelques recherches avec Google et quelques appels téléphoniques plus tard, nous avons une bonne idée de ce que nous devons faire. Nous ouvrons le capot, nous bricolons et … voilà ! À deux heures du matin et après cinq heures et demie de rabibochage, nous avons résolu le problème et nous méritons de nous reposer.

La deuxième journée, nous rencontrons l’équipe de terrain  et quelques membres du STT de Montréal devant l’immeuble Sun Life. L’endroit est un peu calme alors nous nous dirigeons vers la rue Sainte-Catherine pour y trouver les foules du samedi matin. Un appel de CTV nous fait reprendre le chemin vers leurs bureaux pour un autre reportage télévisé. De retour sur la rue Sainte-Catherine, nous trouvons un bon endroit pour garer et l’équipe de terrain s’affaire tout de suite. Les passants nous racontent comment l’externalisation les a personnellement touchés et nous leur donnons un peu d’espoir que les choses changeront si nous recevons l’appui dont nous avons besoin. Le temps n’est pas très beau mais  le moral est bon et nous réussissons à sensibiliser le public et à faire signer la pétition. Et le compteur du chômage-o-mètre fonctionne toujours ! En guise de célébration de nos succès des deux dernières journées malgré les obstacles et les déboires, nous commandons une énorme assiette de viande fumée chez Schwartz, la charcuterie de renommée internationale du boulevard Saint-Laurent.

Jour trois, c’est le moment de quitter Montréal, mais pas sans avoir rencontré un autre obstacle. Cette fois, notre ordinateur qui contient les statistiques et l’algorithme utilisés par le compteur ne fonctionne plus. Nous allons au magasin Source et sommes soulagés d’apprendre que c’est le chargeur qui a rendu l’âme et que l’ordinateur est en bon état. Nous remplaçons le chargeur et achetons quelques pièces de rechange. Nous reprenons la route. Toronto, nous voici.  Merci beaucoup Montréal !

L’AGA deTELUS, Ottawa, Deuxième partie

Affiché initialement le 9 mai 2009 à 14 h 19

Quelle expérience que cette Assemblée générale annuelle (AGA) de TELUS le 7 mai au  Musée des beaux-arts du Canada ! Dès notre arrivée, nous sommes accueillis par les agents de sécurité du Musée. On pourrait même dire que leur accueil est étrangement rapide puisque nous descendons à peine du camion. Il est vrai que la veille nous avions publié un communiqué de presse à l’effet que nous allions assister à l’AGA et que cela leur donnait amplement de temps pour essayer de contrer nos efforts. Toutefois nous avons le droit de discuter du chômage avec les Canadiennes et les Canadiennes, et nous sommes bien décidés à le faire.

Nous faisons remarquer à un agent de sécurité que la plaque de rue indique que nous avons garé le camion dans un endroit permis et ce dernier disparaît aussitôt dans le Musée d’où les dirigeants de TELUS nous observent anxieusement.

Notre équipe est tirée à quatre épingles. Portant un complet noir et armés de nos pétitions, nous commençons à discuter avec les passants des effets néfastes de l’externalisation des emplois canadiens. Les gens démontrent leur appréciation et nous appuient massivement.

L’agent de sécurité du Musée, en vue d’éviter toute controverse, revient avec deux agents de police de la ville d’Ottawa pour nous informer que nous avons le droit de nous trouver là mais que nous n’avons pas le droit de faire signer une pétition sur leur « propriété privée ». Nous demandons comment on peut considérer un terrain fédéral comme propriété privée et ils répondent simplement qu’ils gèrent cette propriété. Nous demandons alors où se trouve la limite de cette propriété entre le Musée et le trottoir et ils tentent de nous convaincre qu’ils possèdent tout le pâté incluant l’arrêt d’autobus et le trottoir et que nous devons rester sur le petit terre-plein central, sinon on pourrait nous arrêter pour violation du droit de propriété.

Heureusement, nous ne les croyons pas et nous téléphonons à l’hôtel de ville d’Ottawa qui nous confirme que le trottoir autour du Musée est une propriété publique et que la ville permet que l’on fasse signer une pétition n’importe où sur un terrain public. Les policiers refusent de parler au téléphone avec un représentant de l’hôtel de ville. Ils semblent déconcertés par la légalité de notre position, ils voulaient simplement nous faire partir. À ce moment, il y a une bonne demi-douzaine d’agents de sécurité et de dirigeants devant l’immeuble et qui nous regardent comme si nous étions une menace. Mais en réalité, la seule menace à laquelle ils font face est l’humiliation.

Comme nous ne sommes pas du genre à être intimidés, nous téléphonons alors au service de police d’Ottawa et demandons à parler au sergent-chef. Il envoie alors un sergent et un capitaine sur place pour confirmer aux dirigeants du Musée et à leurs agents de sécurité que nous avons bel et bien le droit de recueillir des signatures en terrain public. Ils nous félicitent également pour notre campagne, quoiqu’ils ne puissent pas signer la pétition pendant qu’ils sont en devoir (nous espérons qu’ils la signeront en ligne par la suite) et ils nous conseillent d’autres endroits à visiter dans la ville. Victoire !

Comme nous en avons officiellement le droit, nous restons sur place et nous parlons avec les employés et les actionnaires de TELUS à leur arrivée et à leur départ de l’AGA. C’est extraordinaire de constater que la majorité d’entre eux nous promet leur appui, signe notre pétition et est d’accord qu’une entreprise qui réalise autant de profits que TELUS devrait essayer que conserver les emplois dans les collectivités où ils vendent leurs services. Aucune des ces personnes ne peut justifier l’externalisation de milliers d’emplois de cols bleus aux Philippines, ce qui est ironique puisqu’une présentation faite durant l’AGA visait à démontrer que l’externalisation n’avait pas d’impact négatif (ah bon !).

C’est étonnant à quel point certaines entreprises tentent de taire un problème sérieux lorsque quelques millions de dollars sont en cause. Nous espérons que la campagne sauvonsnosemplois.ca rassemblera les Canadiens et les Canadiennes et fera savoir à ces entreprises qu’elles doivent être redevables aux collectivités dans lesquelles elles réalisent leurs profits. Ensemble, nous allons apporter les changements nécessaires pour que le marché de l’emploi canadien devienne l’un des meilleurs au monde. Si vous ne l’avez pas encore fait, assurez-vous de signer notre pétition et de faire votre part !

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